Tout est mouillé
J'en ai écrit des tonnes.
Des pavés aux hormones.
Des élans, des bicornes.
A Jean-Paul, à Simone.
J'en ai écrit, des tonnes.
Sans souci, sans sourcier.
La plume, sans sourciller
Valdinguant dans l'énorme.
Des containers entiers.
J'en ai écrit des tonnes.
Pour rien ou pour la gloire.
Pour salir ton mouchoir.
Pour des spasmes synchrones.
J'en ai écrit des tonnes.
J'en ai plein les valises.
Plein les saints des églises.
Plein le cœur des madones.
J'en ai écrit des tonnes.
Jusqu'à la vitre arrière.
Klaxon, rétroviseur.
Déjà le réveil sonne.
Et tout est mouillé.
Tout est mouillé.